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Sortie le 5 février 2015

« Tout au long de ces dix chansons, on retrouve tout ce que l’on aime chez Thibaud Couturier : ces mots travaillés comme un sculpteur travaille sa matière, avec amour et rage ; ce groove subtil et délicat et ces touches électro qui enrichissent le paysage sonore (…), mais c’est bien cette tendre mélancolie, ces couleurs douces-amères qui font de cette « Belle Journée » une bien agréable promenade en compagnie d’un artiste au sommet de son talent et de son inspiration ». (Yves Gabay – La Dépêche du Midi)

Paroles

  • C’est parti pour une belle journée
    Z’ont même prévu qu’il ferait beau
    Vers huit heures je suis réveillé
    Par les gens qui vont au boulot
    J’envisage de me lever
    Mais il est encore un peu tôt
    A peine le temps d’y penser
    Que je me rendors en sursaut

    V’là qu’on toque à mon oreiller
    J’reconnais la voix de mon p’tiot
    Il a les yeux ébouriffés
    Il joue au jockey sur mon dos
    Pas la peine de négocier
    C’est lui qu’aura le dernier mot
    Pas la peine de négocier
    La vie n’est pas de tout repos

    On se lève, je fais le café,
    Lui, dévisage le frigo
    ‘lors je lui donne la becquée
    Tout en écoutant la radio
    Bien sûr dehors rien n’a changé
    Le monde continue comme il faut
    À essayer de mal tourner
    Ça ne nous fait ni froid ni chaud

    Je sais pas comment l’habiller
    Il choisit sa veste à carreaux
    Et au moment de s’en aller
    C’est lui qui porte mon chapeau
    J’lui tiens la main dans l’escalier
    D’l’autre il joue avec les barreaux
    En bas on croise le postier
    Il a enfin repris l’boulot

    Il est onze heures et demie passées
    Lorsque l’on arrive au bistrot
    C’est l’heure de la pause déjeuner
    Pour la France qui se lève tôt
    Pour nous c’est l’heure du tiercé
    C’est lui qui choisit les chevaux
    Faut bien qu’il apprenne à compter
    L’argent qui dort sous leurs sabots

    Ensuite on va se promener
    On passe devant les bureaux
    Regarder les gens s’ennuyer
    Puis on fait la course avec les oiseaux
    C’est les oiseaux qui vont gagner
    Mais nous on vole presque aussi haut
    Comme il est l’heure de rentrer
    Il joue au jockey sur mon dos

    Comme il avale son goûter
    En trois coups de cuillère à pot
    On s’allonge pour digérer
    Une petite sieste n’est pas de trop
    Il s’endort sur le canapé
    Moi je tire les rideaux
    Vers six heures on s’ra réveillés
    Par les gens qui rentrent du boulot

    L’heure du bain s’est avancée
    Pendant que je fais couler l’eau
    Il est là à me surveiller
    Faut que ce soit ni froid ni chaud
    Pendant le temps qu’il va tremper
    Moi je range les légos
    Qui traînent sur la table à langer
    J’en aurai b’soin pour son château

    Ensuite j’nous prépare à manger
    Pendant qu’il regarde les infos
    Bien sûr dehors rien n’a changé
    Puis voilà l’heure de la météo
    Demain il f’ra une belle journée
    Z’ont même prévu qu’il ferait beau
    Vers huit heures on s’ra réveillés
    Par les gens qui vont au boulot

    On toquera à mon oreiller
    Ça s’ra la voix de mon p’tiot
    Avec ses yeux ébouriffés
    ‘Jouera au jockey sur mon dos
    Pas la peine de négocier
    C’est lui qu’aura le dernier mot
    Pas la peine de négocier
    La vie n’est pas de tout repos

  • Cette étoile, c’est le Nord
    Celle-là, c’est l’Est
    De deux choses l’une, l’autre étant le soleil
    Jour d’ennui, jour dans nuit
    Où sont nos rêves partis
    Où sont-ils restés
    Moi j’ai attendu tous les jeudis
    Sauf mardi dernier

    J’ai vécu dans l’attente, je peux vivre sans toi
    J’ai vécu dans la tente, je peux vivre sans toit
    On est bien partis pour en rester là.

    Si le ciel veut bien, si elle veut bien
    Ma femme rentrera demain
    Bel exploit
    Hier encore elle rentrait que trois doigts
    Ah les toiles qu’elles commettent
    Ah l’étoile, quelle comète
    Une odeur de rouille coule à mes oreilles
    Moi j’ai très bien dormi, sauf au réveil
    Ah que n’a-t-on frôlé l’allégresse
    Ah que n’a-t-on habité l’Egypte
    J’ai dit l’Egypte
    J’aurais pu dire… le Liban

    Les grains de sable ont fait boule de neige
    Nos âmes sont sous les bouchons de liège
    J’ai dit de Liège
    Là, j’pouvais pas dire… du Liban

    Je t’appelle en amont pour avoir ton aval
    Je t’appelle en amont pour avoir ton aval
    Je t’appelle en amont pour avoir ton aval
    Le dernier à la SACEM touchera que dalle

    Cette étoile c’est le Nord
    Celle là c’est l’Est
    De deux choses l’une, l’autre étant le soleil
    A part amant, apparemment
    J’vois pas c’qu’on peut faire ensemble
    Voici que le pire des astres nous ressemble
    Notre mort va-t-elle trouver des feintes ?
    Le parquet déposera t-il plainte ?
    Suis-je condamné ? Condamné à la quitter…
    J’ai vécu dans l’attente, je peux vivre sans toi
    J’ai vécu dans la tente, je peux vivre sans toit
    On est bien partis pour en rester là !

  • La nuit pousse un nouveau jour
    Et puis attend son tour
    Et lui, dessine …
    L’alentour
    Il entoure
    Les mers et les vignes

    Le jour viendra chauffer la plaine
    Qui coule d’aussi loin jusqu’à moi
    Ici les gens de sous mon toit
    Attendent…. qu’il revienne

    Tôt, au soleil revivant
    Se réveillent les chevaux et les champs
    Là-haut, dans le ciel du levant
    On voit des ailes qui partent vers… longtemps

    Le jour viendra chauffer la plaine
    Qui coule d’aussi loin jusqu’à moi
    Ici les gens de sous mon toit
    Attendent…. qu’il revienne

    Midi s’avance
    Sur le chemin
    Au loin
    La prairie se déhanche
    Le vent s’élance
    Aux quatre branches…
    Du moulin
    Aux murs, chaque pierre
    Transpire de lumière
     Et se plaint
    Puis les heures fondent
    Jusqu’à l’heure où l’ombre
    Revient
    L’église carillonne
    Et ses aiguilles cognent
    Aux portes de demain
    La dernière heure sonne
    Le chemin s’abandonne
    Personne ne vient

    Plus personne ne vient…

     

  • Le cœur au fond d’un puits
    Et l’âme en fin de nuit
    Je regarde une pie
    J’épie ce qu’elle regarde

    Sûrement par dépit
    Et seulement depuis
    Que dans le cœur de ma vie
    Il manque une bague

    De celles qu’on porte à vie
    Mais que toi t’as jetée par ici
    Moi, je garde celle du mari
    Et puis je regarde

    Cette petite pie
    Qui voudrait faire son lit
    Avec un peu de mon nid
    Avec le rubis de ta bague

    Je la suis, elle me nargue
    Elle regarde par ici
    Si elle voit que je l’épie
    Que je veux la prendre en flag

    Moi je ferai celui
    Qui cherche une sortie
    Qui jetterai aux orties
    Mon amour et ta bague

    Mais voilà que mes yeux s’attardent
    Sur une belle de nuit
    De tous mes yeux je la suis
    Et tout mon chagrin se farde

    Tout mon chagrin se maquille
    De cette belle qui brille
    Je ne vois plus cette pie qui pille
    Ce qui ressemble à ta bague

    Puis voilà la belle de nuit
    Qui m’invite en VIP
    Alors moi j’oublie cette pie
    Viva la vie ! (ad lib.)

  • Il vit à l’étage en-dessous
    Locataire
    C’est un pacha parmi nous
    Autres locataires
    Lui
    Il vit sans dessus dessous
    On dit
    Il manque pas d’air
    Il rejoindra les debouts
    Cet hiver

    Il vit à l’étage en-dessous
    Locataire
    Il vit dans un grand bain doux
    Eau de mère
    Y’a toujours
    Un cordon bleu qui
    Lui met le couvert
    C’est un pacha parmi nous
    Locataire

    Et c’est juste ce qu’il sait faire
    Le mini môme
    Juste ce qu’il sait faire
    Le mini môme
    C’est juste ce qu’il sait faire
    Le mini môme
    Juste ce qu’il sait faire
    Le mini môme

    Il a quitté l’étage en-dessous
    Locataire
    Pour s’en venir vivre avec nous
    Colocataires
    Nous on est délicatement doux
    On n’est pas là pour lui déplaire
    C’est un pacha parmi nous
    Locataire

    Un jour pour une miss monde
    Par quel mystère
    Il entrera dans la grande ronde
    Locataire
    En attendant il croque la vie avec
    Les dents qu’il n’a pas dans le bec
    C’est un pacha parmi nous
    Locataire

    Et c’est juste ce qu’il sait faire
    Le mini môme
    Juste ce qu’il sait faire
    Le mini môme
    C’est juste ce qu’il sait faire
    Le mini môme
    Juste ce qu’il sait faire
    Le mini môme

    En attendant il croque la vie avec
    Les dents qu’il n’a pas dans le bec
    C’est un pacha parmi nous
    Locataire

    Et c’est juste ce qu’il sait faire
    Le mini môme
    Juste ce qu’il sait faire
    Le mini môme
    C’est juste ce qu’il sait faire
    Le mini môme
    Juste ce qu’il sait faire
    Le mini môme… (ad lib)

  • Donne-moi la main, prends la mienne
    Donne ton épaule que j’te prenne par le bras
    Ça fait jamais dix minutes que l’on s’aime
    Depuis tout l’temps qu’on ne se connaît pas
    J’te promets pas tous les bateaux de la Seine
    Ni des gouttes de flotte venues du Sahara
    Mais demain on s’dira peut-être « à la prochaine »
    Et peut-être des prochaines, y’en aura pas
    Parc’ qu’y a ta vie, ma vie
    Nos amours et nos corps
    Est-ce que demain on s’aimera encore ?
    Parc’ qu’y a ta vie, ma vie
    Nos corps et nos amours
    Et si demain on s’ennuyait pour toujours ?

    Donne-moi la main, prends la mienne
    Je te suivrai si tu m’emboîtes le pas
    Ça fait jamais deux trois rues qu’on s’entraîne
    A se balader jusqu’où l’on ne sait pas
    Tu m’demandes pas d’me jeter dans la Seine
    J’te demande pas une bague de plus au doigt
    On va juste se dire à la prochaine
    Même si des prochaines y’en aura pas
    Parc’ qu’y a ta vie, ma vie
    Nos amours et nos corps
    Est-ce que demain on s’aimera encore ?
    Parc’ qu’y a ta vie, ma vie
    Nos corps et nos amours
    Et si demain on s’ennuyait pour toujours ?

    Donne-moi la main, prends la mienne
    On reste un peu ou j’te ramène chez toi
    Ça fait jamais dix minutes qu’on enchaîne
    De longs adieux jusqu’à la prochaine fois
    Ton mari va te faire une scène
    J’le connais bien, c’est un vieux pote à moi
    Il est cap’ de venir à la prochaine
    C’qui fait qu’des prochaines y’en aura pas
    Parc’ qu’y a ta vie, ma vie, sa vie
    Nos amours et nos corps
    Est-ce que demain on s’aimera encore ?
    Parc’ qu’y’a ta vie, ma vie, sa vie
    Vos corps et notre amour
    Et si demain on s’ennuyait pour toujours ?
    J’vais prendre sa main, et lui la mienne
    C’était pas prévu qu’on se batte pour toi
    Seul’ment ça fait deux rois pour une reine
    Ça se passe tellement souvent comme ça
    L’un de nous deux finira dans la Seine
    Et l’autre à Fresnes pass’ra sa vie sans toi
    Final’ment ma coupe est p’t’être pas si pleine
    Finalement je rentrerai chez moi
    Parc’ qu’y a ta vie, ma vie, sa vie
    Vos amours et nos corps
    Est-ce que demain on s’aimera encore ?
    Parc’ qu’y a ta vie, ma vie, sa vie
    Vos corps et notre amour
    Et si demain on s’ennuyait pour toujours ?

  • Dans chaque village y’en a un
    Qu’on voit qu’on ne voit pas
    Dans chaque village y’en a un
    Et dans le mien c’est moi

    Et j’comprends pas pourquoi
    Y’ personne qui m’aide
    A inventer du tiède
    Avec du chaud et du froid
    ‘Manquerait une case là-haut
    En plus, j’aurais un grain
    Ça fait un truc en trop
    Et puis un truc en moins

    Mais dans chaque village y’en a un
    Et dans le mien c’est moi

    On m’appelle l’idiot
    On m’appelle Glinglin
    On dit que j’suis pas fini
    Ou bien pas avec c’qu’il faut
    Et j’entends dans mon dos
    Plein de rires qui résonnent
    C’est vrai que j’parle tout haut
    Pis surtout à personne

    Mais dans chaque village y’en a un
    Et dans le mien c’est moi

    Quand on me donne un balai
    J’vais nettoyer les feuilles
    Et j’vois du coin de l’œil
    Qu’on me regarde en biais
    J’comprends pas tous leurs mots
    Mais quand j’entends « hop hop »
    J’range les chaises des bistrots
    Et j’cours chercher leurs clopes

    Dans chaque village y’en a un
    Et dans le mien c’est moi

    J’ai un presque chez moi
    Où faut que je sois toutes les nuits
    Si je veux pas d’ennuis
    Avec les hommes en blanc
    Qui me donnent gentiment
    Quand j’dors pas et quand je crie
    Des petits bonbons d’enfants
    Je les en remercie

    Dans chaque village y’en a un
    Et dans le mien c’est moi

    On me dit innocent
    C’est vrai, j’suis pas coupable
    C’est vrai que pour l’instant
    J’me suis pas mis à table
    Pas parlé des enfants
    Qui m’jetaient des cailloux
    Partis y’a longtemps
    Et qu’ils cherchent partout

    Mais dans chaque village y’en a un
    Et dans le mien c’est moi

    J’ai pas parlé des chiens
    Qui voulaient que me mordre
    Qu’on a vus au matin
    Trop pendus à leurs cordes
    Pas parlé de la Lily
    Qu’ils cherchent tous en cœur
    Ils connaissaient son lit
    Moi je lui faisais peur

    Dans chaque village y’en a un
    Et dans le mien c’est moi

    Pour les enfants, les chiens
    Et pour Lily la blonde
    Ils ont interrogé tout le monde
    Tout le monde sauf Glinglin
    Parce qu’il a un truc en trop
    Et puis un truc en moins
    Qu’il manque une case là-haut
    Pis qu’il aurait un grain

    Dans chaque village y’en a un
    Qu’on voit qu’on ne voit pas
    Dans chaque village y’en a un
    Et dans le mien c’est moi

  • Un souffle de vous
    Et tout à coup
    Même sans l’avant-goût
    Moi, j’étais à vous
    Encore un souffle de vous
    Et me voilà à genou
    Sans dessus dessous
    Votre chien fou

    Mélodie du soleil
    Rêveries ou sommeil
    Doucement
    La vie prend son temps

    Un temps pour tout
    Puis longtemps pour vous
    Longtemps que ma vie tourne autour de vous
    Mes mots les plus doux
    Couchés contre vous
    Contre vous…

    Je regarde partout
    Et partout je vous vois
    Mes yeux sont flous de vous
    Revenu de partout
    Où vous n’étiez pas
    Je laisse tout tout pour vous

    Mélodie du soleil
    Rêverie ou sommeil
    Doucement
    La vie prend son temps

  • Les petits poissons ne volent pas sur les routes
    De peur que les bateaux ne leur écrasent les pattes
    C’est un fait
    La nature est parfaite
    Merci Bon Dieu pour tout c’que vous faites
    En rang par ordre alphabétique, les petits devant
    Et rangeons bien les pains dans l’ordre décroissant
    C’est la fête
    La nature est parfaite
    Merci Bon Dieu pour tout c’que vous faites
    Merci
    Merci beaucoup
    Mais comme disait Alphonse Allais
    « Thank you… et gardez la monnaie »

    Et lequel de la poule était le premier des deux
    Ça s’ra toujours l’histoire de l’œuf qui se mord la queue
    C’est un fait
    La nature est parfaite
    Merci Bon Dieu pour tout c’que vous faites
    J’embrasse les coiffeurs l’jour de la Saint Ignace
    Et tous les travailleurs l’jour de la Saint Urbain
    Pour leur fête
    La nature est parfaite
    Merci Bon Dieu pour tout c’que vous faites
    Merci
    Merci beaucoup
    Mais comme dit le curé de chez nous
    « T’as de la chance, on t’a à la bonne »
    In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti …i tutti chianti….

    Les zèbres ont-ils des os rayés pendant qu’ils sommeillent
    Tant va la cruche à l’eau… qui est à l’appareil ?
    La nature est bien faite
    Merci Bon Dieu pour tout c’que vous faites
    On voit des paysans faire campagne dans nos rues
    Pendant que ces cités nous en mettent plein la vue
    C’est la fête
    La nature est parfaite
    Merci Bon Dieu pour tout c’que vous faites…
    Merci
    Merci beaucoup
    Mais comme dirait Alphonse Allais
    « Thank you… mais j’ai déjà donné »
    Mais tout dépend à quelle vitesse vous comptez arriver en retard…

  • J’ai entendu des voix alentours et il n’y avait personne
    Elles me parlaient d’un grand amour, d’un homme, d’une couronne
    Elles me disaient « bats-toi pour lui, et il te viendra »
    Et moi, je n’ai eu qu’une envie, suivre les voix

    (Refrain)
    C’est pas celle d’Orléans qu’ils chantent, qu’ils chantent à leur fête
    Ce doit être une autre, ce doit être une autre
    Des cendres de Rouen leur montent, leur montent à la tête
    Ce n’est pas ma faute, ce n’est pas ma faute

    Si j’ai taillé des flèches pour le corps de l’anglais de ma main toute fraîche
    Si j’ai passé des semaines au fer des batailles
    C’était pour qu’il me prenne par la taille
    Mais ça personne ne l’a jamais su

    (Refrain)
    C’est pas celle d’Orléans qu’ils chantent, qu’ils chantent à leur fête
    Ce doit être une autre, ce doit être une autre
    Des cendres de Rouen leur montent, leur montent à la tête
    Ce n’est pas ma faute, ce n’est pas ma faute

    J’ai entendu des voix alentours et il n’y avait personne
    Elles me parlaient du grand amour, de l’homme, à la couronne
    Elles disaient que des gens de loin venaient pour le tomber
    Et moi je n’ai qu’une idée, le sauver
    Jusqu’à ce jour de printemps où quelques hommes d’argent
    M’ont livrée pour quelques livres
    Jusqu’à cette journée où tout s’est arrêté
    Dans la ville aux cent clochers
    Mais est-ce qu’ils disent dans leurs discours
    Que j’ai brûlé d’amour, que j’ai brûlé d’amour ?

    C’est pas celle d’Orléans qu’ils chantent à leur fête
    Ce doit être une autre
    Des cendres de Rouen leur montent à la tête
    Ce n’est pas ma faute, ce n’est pas ma faute…