Paroles

  • Un ch’leu sur la langue
    J’avais un chl’eu sur la langue
    A Votre Bunker M’sieurs Dames
    Un ch’leu sur la langue
    Et la voix qui nasille
    A Votre Bunker M’sieurs Dames

    Il fallait que j’agresse ta peau
    Que je prenne ta chair d’assaut
    Que j’avance avec les chl’eux en bataille
    Jusqu’au retour du J.I

    Y’avait à Berlin L’Enchanteur
    A Votre Bunker M’sieurs Dames
    Il court il court le Fürher
    A Votre Bunker M’sieurs Dames
    On avançait à Papon
    En chantant en canon
    D’aller droit au but
    On n’entendait que le chant des  Sieg heil
    Jusqu’Oradour du J.I

    Il n’y a que Heil qui m’aille
    Chantaient ces fils de Pétain
    Il n’y a que Heil qui m’aille
    Jouons aux cobayes et aux Aryens

    Reich dedans, on avait des Reich dedans
    A Votre Bunker M’sieurs Dames
    L’avenir devant nous
    Dès le premier des camps
    A Votre Bunker M’sieurs Dames
    Seuls les fous nous demandaient asile
    Chacun de nous jouait  le Barbie de sa ville
    On fit tourner court le zèle de Moulin
    Avant le raid américain

    Mais certains ne veulent qu’allumer la paix
    A Votre Bunker M’sieurs Dames
    Bien mal kaki ne profite jamais
    A Votre Bunker M’sieurs Dames
    Ça sent la Russie
    Ça sent la Russie
    Les machines tonnent
    Et la maison flanche
    Bonsoir mes chleux
    Bonsoir médailles
    C’est le retour du J.I

  • Une abeille
    S’en alla voir ses parents
    Et leur dit en passant
    Je pars en…
    … lune de miel
    Amoureuse, au soleil,
    Me dorer les ailes pour longtemps
    Pas besoin de vous faire un essaim
    Je pars pour une vie de vacances,
    Loin, très loin, de mes sœurs et de leurs danses
    Pas besoin de vous faire un essaim
    Je suis trop belle, beaucoup trop fière
    Pour vivre avec toutes ces ouvrières…

    Une belle
    Croisa d’autres abeilles
    Et leur dit en passant
    Je pars en…
    … lune de miel
    Oh je m’en vais quitter la ruche,
    Me piquer la ruche au soleil
    En lune de miel ? Mais ça c’est défendu !
    Lui dit une d’elles
    Tu pourrais finir dans l’arène
    As-tu seulement demandé à la Reine ?
    En lune de miel ? Mais ça c’est défendu !

    Lui dit une d’elles
    Tu ferais mieux de partir dard-dard
    Avant qu’il ne soit trop tard !
    (Bzz !..)
    Mais l’abeille
    Oh, n’écouta pas leurs conseils
    Alors on l’emmena
    Très loin de sa…
    … lune miel
    Oh la voilà qui a le bourdon !
    Seule dans sa prison
    Elle écoute « Pollen » …

  • Sur ordre de Sa Majesté
    Villageois, Villageoise,
    Sur ordre de Sa Majesté
    S’il arrive au village
    Et voici que les belles se pâment
    Il vient rendre jolies les femmes

    Défendu de lui commercer
    Villageois, Villageoise,
    Défendu de lui commercer
    Ne serait-ce qu’une toise
    Avec ses tissus pour grande dame
    Il vient rendre jolies les femmes

    Gardez-vous bien de lui sourire
    Villageois, Villageoise,
    Et gardez-vous bien de lui dire
    Ne serait-ce qu’une phrase
    Entendez, la foule l’acclame
    Il vient rendre jolies les femmes

    Sur ordre de Sa Majesté
    Villageois, Villageoise,
    Sur ordre de Sa Majesté
    Il doit mourir avant l’âge
    Pourtant il a plutôt belle âme
    Il vient rendre jolies les femmes

    Sera dûment récompensé
    Villageois, Villageoise,
    Sera dûment récompensé
    Plus qu’il n’en est d’usage
    Seul un curé peut donner l’alarme
    Il vient rendre jolies les femmes

    Voleur et contrebandier
    Villageois, Villageoise,
    Voleur et contrebandier
    Et sûrement davantage
    On ne lui a jamais vu d’armes
    Il vient rendre jolies les femmes

    N’essayez pas de le cacher
    Villageois, Villageoise,
    N’essayez pas de le cacher
    Ou vous finirez en cage
    Mais nos maisons sont déjà des cages
    Il vient rendre jolies les femmes

    On veut vous entendre prier
    Villageois, Villageoise,
    On veut vous entendre prier
    Pour que l’Enfer l’enflamme
    Mais si vient ce jour toutes les femmes
    Allumeront de petites flammes
    Si vient ce jour avec nos femmes
    Nous allumerons de petites flammes
    Si vient ce jour …
    Si vient ce jour…

  • J’ai trop séjourné dans ces journées
    La lumière m’encombre
    Ici l’ombre, ici l’ombre
    Les foncés parlent aux foncés
    J’attends que le jour ait fini sa journée
    Au bar des centenaires
    Alors je passerai la lourde et dirai à la légère
    Ce siècle m’a mis les nerfs

    Au bar j’avais le blues
    Mais heureusement
    Au bar j’avais le blues
    Mais la nuit détend

    La nuit fut longue à voir le jour
    La première étoile se fit lente à monter
    Maintenant d’autres suivent tout le long du parcours
    Comme des moutons l’Etoile du Berger
    Je m’en vais voir la Grande Ourse monter sur ses grands chevaux
    Et de façon cavalière…
    Je vous dirai tout bas en vous regardant de haut
    Au diable vos verres…

    Au bar j’avais le blues
    Mais heureusement
    Au bar j’avais le blues
    Mais la nuit détend
    Plus d’espace pour les questions terre à terre
    Dans quelques secondes
    Je vous demanderai comment l’univers
    Est venu au monde…

    Au barn des marins, des vieux déjeunent
    Le plus vieux commande la flotte
    Les autres radotent à tour de rôle
    Nous étions jeunes…. au large des pôles
    Lune pleine, homme saoûls
    Eviter les coups, rester en quarantaine
    Pour s’en sortir, mieux vaut rentrer
    Les batailles de rues ne font pas de quartier

    Au bar j’avais le blues
    Mais heureusement
    Au bar j’avais le blues
    Mais la nuit détend
    Plus d’espace pour les questions terre à terre
    Dans quelques secondes
    Je vous demanderai comment l’univers
    Est venu au monde…

  • Envie d’être un héros
    Ou un cavalier nomade
    Même un chevalier sans grade
    Mais avec sa hotte de croisades sur le dos
    Prêt pour de folles escapades
    Et pour la dernière s’il le faut

    Envie de cavalcades
    D’un cheval au galop
    Envie d’être Zorro, Belmondo
    De sauter des cascades…
    Mais avant tout
    Que sais-je d’un cheval ?…
    Sinon qu’il a bon goût !…

    Et puis rêver de châteaux
    Aussi larges que hauts
    D’où l’on sauve les belles endormies
    Quand les princesses aujourd’hui
    Meurent dans leurs autos.

  • Tous les enfants sont partis comme soufflent les vents
    et les gens de par ici semblent plus vieux qu’avant
    le temps s’ennuie
    entre une femme qui prie et un homme qui attend

    Tous les enfants sont partis comme soufflent les vents
    ne reviennent par ici qu’une ou deux fois par an
    le temps d’une nuit
    pour souffler quelques bougies ou pour un nouvel an

    Alors, une femme rit
    voici l’heure qu’un homme attend
    chaque jour depuis
    longtemps

    Puis un à un les enfants viennent comme viennent les vents
    viennent en donnant une bise a chacun des parents
    le temps rajeuni
    toutes les photos jaunies et tous les cheveux blancs

    Puis deux par deux les enfants tournent comme tournent les vents
    et les enfants peu a peu font tourner les plus grands
    le temps s’oublie
    sur une valse d’aujourd’hui et vieille de cent ans

    Alors une dame rit
    tout contre son homme riant
    riant comme jamais depuis
    si longtemps

    Et puis les enfants s’en vont comme s’en vont les vents
    en laissant les gens d’ici un peu plus seul qu’avant
    seuls avec le temps
    jusqu’aux prochaines bougies ou jusqu’au nouvel an.

  • Deux filles se disputent
    Deux filles se disputent…
    Elles s’apprêtent pour la dure lutte
    Elles s’apprêtent pour la dure lutte
    Elles s’apprêtent
    Elles de prêtent

    Dans le noir elles feraient semblant
    Dans le noir elles feraient semblant
    Mais j’ai vendu mon argent

    Deux filles se disputent
    Deux filles se disputent
    Je défile de joie devant elles
    Je défile de joie devant elles
    Elles se chambrent devant l’hôtel
    Ce n’est pas là ma querelle

    Est-ce que mes deniers seront les premiers
    Est-ce que mes deniers seront les premiers
    Da sa soirée

    Deux filles se disputent
    Deux filles se disputent

    Mais faut pas jouer « Dietrich »
    Quand on n’a pas les dessous
    Faut pas jouer…

    Monnayez l’écu…
    Ça fera des euros
    Je veux être un homme euro…

  • Peau rouge, peau rouge
    Peau rouge j’commanche
    Peau rouge j’finis

    See you see you la Terre
    Je sors de ma réserve
    Et des sentiers de naguère

    Il faut tourner l’apache
    de guerre… déterrer la hache

    Pas l’visage pâle, Pas l’visage pâle
    Sioux plait, pas l’visage…

    On n’fait plus que s’taire
    Depuis Custer
    Et on compte pour des plumes

    Il faut tourner l’apache
    de guerre… déterrer la hache
    Il faut tourner l’apache
    de guerre… déterrer la hache

    Ça ne vaut pas la plaine
    De laisser ce totem

    J’ai renié mon, j’ai renié mon
    J’ai renié mon pays
    Pas notre Cheyenne de vie
    Alaska, Alaska, Alaska mérite
    L’Amérique

    Tipee pour vous, tipee pour nous
    Le blanc manie tout

    Le dernier mot, le dernier mot
    Le dernier mot est quand
    Sachem’…rais l’savoir
    Car quoi, car quoi
    Qu’on en dise
    J’y comprends Cocheese

    Il faut tourner l’apache
    de guerre… déterrer la hache
    Il faut tourner l’apache
    de guerre… déterrer la hache

    Faut qu’on, faut qu’on
    Faut qu’on brûle vos tours…
    Aiglon en finisse
    Plus de filles indiennes
    En file indienne
    Alignées pour vos fils

    Tu sais pas lire ou quoi
    Indien vaut mieux que deux tu l’auras !

  •    Je veux qu’il y ait
    un Gascon à ma table
    pour rendre gais
    viandes et glaçons !…
    je veux les chansons
    qu’on hurle pour mieux boire
    je veux nous voir
    profonds et ridicules.
    Je veux voir les bulles
    illuminer les bières
    et pis qu’on brûle
    nos gorges de fumées !
    et puis bouffer
    comme des croque-misère
    jusqu’à dessert
    et puis recommencer…
    Je veux l’ambiance
    d’une orgie barbaresque…
    je voudrais presque
    qu’on saigne le silence !
    Et qu’on dépense
    mil années de salaire
    dans l’éphémère
    et dans l’inimportance !…
    Je veux voir nos panses
    supplier une trêve
    sentir nos lèvres
    ne plus suivre cadence…
    Je veux d’l’insouciance
    et puis d’un coup de glaive
    je veux qu’on crève
    nos rêves d’innocence !
    Allez !!!
                On part pour l’embuscade !!!
    Allez !!!
    On part pour banquet …
    Parés !!!
    pour une Gasconnade
        comme si ce soir
    était le soir dernier…

       Je veux des filles…
    aimables et riantes !
    Je veux qu’elles brillent
    sous la lune éclatée !
    Je les veux dociles
    aux formes défilantes…
    et puis faciles
    Je les veux par… milliers !
       Je veux qu’elles dansent
    du ventre et du cheveu,
    qu’elles laissent aux yeux
    odeurs espanisantes !…
    Je veux qu’on invente
    pour leur corps généreux,
    des mots fiévreux
    je les veux gouleyantes !…
       Je veux des cocktails
    aux couleurs bizarres
    et les vapeurs
    du soir qu’on écartèle !
    Des décibels
    et puis des chants paillards
    et des histoires
    à faire fuir le sommeil…
        
    Je veux nous voir
    dévisager le ciel
    et chanter Brel
    en pissant à plusieurs…
    Je veux les odeurs
    des chairs sans dentelle
    pas d’manières
    et pas d’éclat de cœur !…
    Allez !!!
    Allez !!!
    On part pour banquet …
    Parés !!!
    pour une Gasconnade
              comme si ce soir
            était le soir dernier….

    On part pour l’embuscade !!!

     

  • Lettre à Eglise, dans « Ici-Parvis »
    Si le curé s’abonne…
    Il saura que chapelle et qu’il n’y a jamais personne
    Où vais-je Marie ?

    Est-ce par peur ou parce qu’il s’ennuie
    Que Dieu ferme la nuit ?
    L’Evéché était fermé de l’intérieur…

    Je n’aurais pas gardé les clefs de l’autel
    Ni celles du Paradis
    A « Lady commandements » je n’étais pas toujours fidèle
    Mais je venais en ami

    Est-ce par peur ou parce qu’il s’ennuie
    Que Dieu ferme la nuit ?
    L’Evéché était fermé de l’intérieur…
    Ange ou feu – En joue … feu

    Eve que j’Adam encore un peu
    Pour tomber dans les psaumes
    Faudrait que j’m’archange pour venir un jour où Dieu
    Aura laissé Rome…
    Grand ordonnateur quand tu auras cédé Rome…
    Apple-moi
    L’Evéché était fermé de l’intérieur…

    Les portes du béni sentier
    Bientôt vont se refermer
    Et c’est là qu’une jeune fille nierait ma vie
    Comme d’autres gars … hostie…

    Est-ce par peur ou parce qu’il s’ennuie
    Que Dieu ferme la nuit ?
    L’Evéché était fermé de l’intérieur…

    Arrête Jean-Paul de… papoter
    De dire des prêtrises
    Dieu nous taille une bible mais quand on veut lui parler
    Il nous laisse dans la Moïse…

    Est-ce par peur ou parce qu’il s’ennuie
    Que Dieu ferme la nuit ?
    L’Evéché était fermé de l’intérieur…
    Ange ou feu – En joue … feu

     

  • Les murs s’envoient en lierre
    Et tout le monde les laisse faire
    Je les dévisage à découvert
    Par devant, par derrière
    Et les arbres me parlent de s’taire
    Les pierres poncent à leur carrière,
    Récitent Molière
    En large, en travers

    Moi j’erre – parmi les fous… j’erre !
    J’erre – parmi les fous… j’erre !

    S’il y a du monde au balcon
    J’fais le tour de la maison
    Voir tirer le canon
    Le missionnaire prend position
    Le fils vole, la fille opère
    Pendant que les Blacks se battent
    Je mange de la viande pas chère

    Moi j’erre – parmi les fous… j’erre !
    J’erre – parmi les fous… j’erre !

    … et j’recompte les macchabées :
    Deux macs, un abbé !
    Trois bières, c’est ma tournée
    Et la veuve noire va régner !
    Michel(le) – m’appelle
    On sonde les maux
    Qui vont très bien ensemble…

    Moi j’erre – parmi les fous… j’erre !
    J’erre – parmi les fous… j’erre !
    …et je vous dis :
    J’erre – parmi les fous… j’erre !
    Parmi les fous…
    Ils sont fous, fous les fous
    Coucher avec moi !
    … Fous, fous les fous
    Couchés !

  • Si t’es son
    Si t’es son
    Si t’es son amant

    Que tu bois son
    Que tu bois son
    Que tu bois son sang

    Si elle colle
    Si elle colle
    A ta pau-
    vre vie,

    Moitié folle
    Moitié fiole
    Enfer ou paradis…

    Vingt ans d’âge
    Ou davantage,
    Qui eut cruche qu’ensuite

    Tu ferais d’elle
    Ta fidèle
    Ta Gueuze favorite…

    Les grands crus,
    Les tout petits crus
    Les petits crus qui nous font…

    Croire en vain
    Croire en vain
    Qu’on s’en-
    fuit de la passion…

    Que disent-ils
    Que disent-ils
    Que disent-ils sur moi…

    C’est pas si rose
    Pas si rose
    Pas si rose que ça…

    En carafe,
    En cafard,
    Les jours où tu as le bourbon…

    Tu te perds
    Tout amer
    Pour une fine ou un glaçon…

    La vie n’a… s
    La vie n’a… s
    La vie n’a… sans doute…
    Pas de prix
    Pas de prix
    Faut la boire goutte à goutte…

    Si t’es son
    Si t’es son
    Si t’es son amant

    Que tu bois son
    Que tu bois son
    Que tu bois son rouge…

  • S’il vit
    S’il vit encore,
    S’il vit
    Notre amour est mort.
    C’est pas défendu d’espérer une attaque
    Qu’il ait le tic et plus le tac
    Mais de nos jours y’a toujours un docteur
    Leurs tours de passe-passe m’écœurent…

    Sylvie
    J’ai mes espèces en voie de disparition
    Sylvie
    Mais s’il y reste on est riche à millions

    Retiens l’infirmière à l’étage en-dessous
    Qu’elle soit lente pour venir prendre son pouls
    Pendant ce temps je commence à le finir
    Je l’aide à mourir…
    Et débranche, débranche tout…
    Et revenons à nous…

  • Nulle part…presque ici…
    Le tiroir de l’insomnie verse ses zombies sur le trottoir
    Hectares de tôleries
    Demi au comptoir…nectar…oubli
    Brancards…folie…incendie…braqu’mart
    Fourmi cherche à oublier cafard
    Milliards de sosies…épidémies…de mouchoirs
    Ralenti…gyrophare…

    Y’en a pour qui Jaures
    n’est plus qu’un nom de rue
    d’autres pour qui les rues
    ne sont que des sommes d’adresses
    et tout le présent se moque
    du mutant qui se blesse
    à chercher son époque
    en questionnant les statues

                Dis moi
                Comment c’était quand j’étais pas là (bis)

    Il monte sur le socle
    d’un héros incertain
    remonte son monocle
    et s’écrit des deux mains
    « est-ce qu’il y avait déjà
    du sang d’amour sur les murs
    entre les au-secours
    mais…y avait-il seulement des murs ? »

                Dis moi
                Comment c’était quand j’étais pas là ? (bis)

    Le voilà qui redescend
    Une avenue ordinaire
    Effrayé par autant
    De feux rouges et de feux verts
    Mais à fixer les vieillards
    pendus à leurs fenêtres
    il arrachera la mémoire
    de l’œil d’un ancêtre
                Dis moi
                Comment c’était quand j’étais pas là ? « bis)

    Il redéfile à l’automne
    entre les arbres qui s’épilent,
    donnant des noms aux hommes
    et des prénoms aux villes.
    Il marche en demandant
    sa rue aux immobiles, traquant sa famille
    sous le marbre des fantômes

                Dis moi
                Comment c’était quand j’étais pas là ? (bis)

    Quand il aura touché les mains
    de tous les hommes figés,
    quand il aura festoyé
    avec les Sires de Grévin
     on le verra à la nuit
    demandant aux gamins :
    « Sais-tu s’il y a une vie
    dans le ventre des musées… ?

                Alors suis moi
                Moi aussi avant j’étais comme toi…(ter)